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Nicolas Camille

Auteur & médiateur culturel – Nicolas est médiateur culturel dans le milieu de la musique contemporaine. Bien que sa première passion reste l’écriture, il s’interroge sur toutes les formes d’art et de communication. Il alterne entre poésie, nouvelle et roman. Auto-publié et publié, il a plein de choses à vous raconter !

Le Livre des contes

EXTRAIT

« Elle avait, pour parfaire son mystère, une pièce secrète dans son palais, connue d’elle seule et dont elle seule avait les clés. Cette pièce servait, selon les rumeurs de la ville, à y retenir prisonnier tous ses amants, qu’elle visitait selon son humeur, à la manière d’un calife son harem. Ses serviteurs affirmaient au contraire qu’elle y renfermait une collection effrayante de miroirs de toutes sortes et de toutes tailles, dans lesquels elle se contemplait au gré de son désir, jouissant de sa propre image pendant des heures entières. »

CE QUE NOUS AVONS PENSÉ DU LIVRE

Le Livre des contes propose un univers très riche, nourri d’inspirations mythologiques pour une vision renouvelée du merveilleux. L’auteur joue à la perfection avec la schizophrénie du conte, à la fois incroyable et effrayant. Les personnages sont en faveur de l’intrigue et du message de chaque histoire, rappelant les grandes figures antiques, incapables d’échapper à leur destin.

Qui se cache derrière l’auteur ?

Nicolas Camille est le pseudonyme d’un auteur aux multiples facettes : à chaque texte un style, à chaque histoire un genre. De la poésie post-adolescente à la nouvelle dystopique, en passant par le roman fantastique pour jeune adulte et le récit expérimental (on raconte qu’il se prend aussi pour un auteur de BD), on ne l’appréhende pas : on le lit. Le reste n’a pas d’importance, que vous aimiez ou non. C’est écrit.

Note de l’auteur : cette biographie rédigée à la troisième personne est volontairement boursoufflée.

Mes expériences avec l’édition

Comme tous les aspirants écrivains, dans un grand élan romantique, j’ai envoyé des manuscrits à des maisons d’édition qui ont, quand elles me répondaient, manifesté un désintérêt évident pour mes écrits. Sauf une, qui a profité d’un projet vendeur pour fournir son catalogue, le temps de remplir ses caisses, avant d’annuler l’édition des suites du premier roman. Dommage, c’était une série. Mes droits d’auteur sur les exemplaires vendus (par mes propres soins) m’ont permis de manger un excellent jambon-beurre sans le pain.

Pourquoi j’ai choisi l’auto-édition

Dans un monde en pleine mutation (ça fait toujours très politico-épique de commencer une phrase comme ça), où l’édition partage les droits d’auteur entre des écrivains germanopratins vivants aux crochets de l’Etat et des scénaristes de gare se fichant manifestement de la littérature comme de leur premier Bic, l’éditeur traditionnel apparaît davantage comme un vendeur de tapis (ou de canapé, ou de voiture, comme vous voudrez) que comme un prospecteur de propos audacieux et de formes originales (qu’elles racontent des histoires ou simplement disent des choses pensées). L’auto-édition permet à l’auteur de se réapproprier son travail, de le défendre en l’assumant pleinement et, certes au prix d’un engagement personnel plus important, de renouer directement le lien avec son lectorat.