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Julien est Mélianor


Aujourd’hui je vous propose de rencontrer Julien Musolino et son incroyable projet fantasy : Mélianor. N’hésitez pas à explorer son site internet ou à échanger avec lui via son instagram !

Qui se cache derrière l’auteur ? 

Le passage obligé qui brise tout mystère ! 

Je suis né et vis toujours en banlieue parisienne. J’ai eu un parcours scolaire plutôt classique, brevet, Bac (team ES !), une année de vacances à la fac après – pardon ! Un DUT en Gestion des Entreprises et des Administrations. Et parce que j’ai découvert les Ressources Humaines et que ça m’a bien plu, une école de RH sur Paris jusqu’au Master II.

D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours écrit : des poèmes, des chansons, des textes avec des questionnements hautement improbables et existentiels avant de basculer dans l’écriture d’un roman. 

Raconte-nous Mélianor. 

Mélianor, c’est un roman de fantasy actuellement en cours d’écriture. On y suit l’histoire d’un personnage principal, Mélianor, le Porteur du Drapeau des Hommes.

Mélianor ne s’est jamais battu, n’a jamais touché la moindre épée et c’est pourtant lui qui va déterminer l’avenir des Hommes : la victoire ou l’extinction.

Quelle est la genèse de Mélianor ? 

La fantasy m’a toujours guidé tout au long de ma vie, tout comme l’œuvre monumentale de Tolkien. Je crois qu’il n’y a absolument aucune surprise à ce que je me sois lancé dans un roman de fantasy ! 

Les premières idées de Mélianor doivent dater de 2005, autant dire plus d’une décennie ! Ce n’était au départ qu’une simple histoire d’une dizaine de pages où un héros combattait des orcs pour sauver une princesse (originalité zéro !). Mais une fois cette petite histoire terminée, je me suis demandé: qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que le monde en arrive à ce point de rupture, à cette extrémité? Comment est-ce qu’ils ont pu en arriver là ? (non ce n’est pas du tout une réflexion issue du Seigneur des Anneaux). Alors j’ai pris mon stylo et mon cahier pour remonter dans le temps. Au fil des ans, l’histoire et l’univers se sont étoffés. 

J’ai eu la chance de pouvoir beaucoup échanger avec un autre auteur et ces échanges m’ont permis de faire grandir encore plus l’univers de Mélianor. Parce que oui, je suis remonté dans le temps pour donner plus de crédibilité à l’histoire !

L’écriture au quotidien. 

Comme beaucoup, je travaille à temps plein, donc le temps que je peux consacrer à l’écriture est assez limité. De manière générale, j’essaie de me consacrer au minimum trois soirées dans la semaine pour écrire, entre 22h30 et 2hdu matin avec une grande tasse de thé ! Eh oui, je fais partie des oiseaux de nuit qui ont la chance de pouvoir tenir le coup avec peu de temps de sommeil ! 


Ta bête noire dans l’écriture.   

Il y en a tellement… mais puisqu’il faut faire court, j’en choisirais deux : l’inspiration et le temps.

Contrairement à ce que peuvent penser beaucoup d’auteurs, l’inspiration n’existe pas. En tout cas je n’y crois pas, je n’y crois plus. L’écriture est avant tout une affaire de patience mais aussi et surtout de ténacité, d’obstination. Les distractions auxquelles nous sommes confrontés étant légions (et quand je dis « légion », on est sur de la légion romaine complète avec l’épée, le bouclier et la jupette qui va avec) il est nécessaire d’être encore plus discipliné pour se mettre derrière son écran, sa page blanche et écrire.

Le temps, aussi, parce qu’il est de plus en plus dur de consacrer des moments rien qu’à soi pour écrire. Des moments où le monde peut bien s’écrouler, peu importe ! Je ne bougerai pas de mon siège tant que je n’aurai pas rempli mon objectif.


Comment communiques-tu en tant qu’auteur ?  

Je vais surement dire ce que d’autres avant moi ont certainement mieux dit : un livre et un auteur ne sont rien sans lecteur.

S’il veut être lu, un auteur doit, à mon sens, créer une communauté de gens curieux qui pourront partager, être les porte-paroles de son livre lorsqu’il sera terminé. Je sais que cette partie purement sociale et marketing est celle qui rebute le plus les auteurs mais elle est absolument nécessaire de nos jours, pour avoir ne serait-ce qu’un minimum de visibilité. 

Pour ma part je passe beaucoup de temps sur Instagram, à partager mon univers, à discuter avec d’autres auteurs, à échanger sur notre passion de l’écriture. Je publie aussi régulièrement des articles sur mon site Internet pour aider d’autres auteurs à créer leur univers de fantasy.

Comme pour l’écriture d’un livre, il n’y a pas de recette miracle, il faut du temps, de la patience, de l’ingéniosité et de l’originalité pour trouver sa voix et se démarquer ! 


Quel est ton projet une fois ton manuscrit fini ?  

Je compte bien l’auto-publier, vraisemblablement via Amazon. Je n’ai rien de particulier contre les maisons d’édition mais comme beaucoup d’auteurs de ma génération, je veux avoir le contrôle sur mon livre du début à la fin. 

Que ce soit la couverture, la communication, la promotion, je préfère maîtriser les choses à toutes les étapes. Pour le reste, j’espère qu’il plaira au plus grand nombre et que beaucoup de lecteurs auront l’occasion de le découvrir !