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Mon projet d'écrire

Quantifier son manuscrit


En tant qu’auteur ou autrice, c’est intéressant de connaître la longueur de son récit. Ou du moins quel nombre serait susceptible d’intéresser les éditeurs et lecteurs. On va voir en détail si un nombre de mots peut affecter vos chances de publication et de toucher le plus de lecteurs possible. Et oui, c’est une question qui se pose.

Pourquoi connaitre la longueur de son récit ? Il y a 2 raisons principales : 

Pouvoir mieux cibler les maisons d’édition à qui l’envoyer, puisque certaines n’acceptent pas les “très longs romans” ou “les nouvelles”, par exemple. Alors ok, on peut lire ça sur les pages des maisons pour la soumission des manuscrits, mais, au final, ça ne nous dit pas clairement quel est le nombre minimum ou maximum de mots ou de signes que doit compter notre récit. Il y a des codes donc à suivre si on veut être dans les clous.  Parce que Un nombre trop élevé de mots pourrait être un handicap à l’acceptation de ton manuscrit, et ça c’est pas gentil.
Connaître la “catégorie de longueur” de notre histoire nous permet également de mieux définir notre public-cible si l’on souhaite auto-éditer son roman : il faut savoir si ce sont les lecteurs de romans courts ou, au contraire, des lecteurs qui vont lire plusieurs livres par semaine (parce que c’est possible ça, j’en connais. Si, si.)

C’est aussi très intéressant de le savoir dans le cas d’une série de livres. Il est important d’avoir un nombre constant de mots ou de signes afin de ne pas se retrouver avec des tomes de tailles inégales. Par exemple : un premier tome qui fait 150 000 mots et les deux suivants qui n’en font que 30 000. Bien évidemment, on n’est pas à 10 000 mots près, avoir un tome un peu plus court ou un peu plus long que les autres, ce n’est pas grave. Tu saisis l’idée, il faut juste qu’ils soient à peu près proche quoi.

Pourquoi compter en nombre de mots ou de signes et non en nombre de pages ?

L’avantage de compter en nombre de mots ou signes est que c’est un nombre fixe. Alors que le nombre de pages ne l’est pas puisqu’il dépend de la mise en page qui demande de faire attention à plusieurs critères :

  • le format (format poche, grand format, belle édition…)
  • la taille des marges
  • la taille de la police
  • l’interlignage (espace entre les lignes)
  • l’interlettrage (espace entre les lettres)

Tout ces facteurs peuvent influencer considérablement le nombre de pages d’un livre, mais ne changeront pas le nombre de mots ou signes d’un texte.

Il y a quelques années, avant la banalisation de l’écriture sur ordinateur, les écrivains se servaient de machines à écrire pour taper leurs manuscrits. La norme était d’environ 250 mots par page. Cette norme correspond quasiment à une page word. On s’en sert comme référence mais pas comme valeur immuable.

Vous entendrez ou avez déjà entendu parler du “nombre de caractères/signes espaces comprises” (en typographie, le blanc qui sépare deux mots se nomme “une espace”, au féminin, et non “un espace”) ou “sec” ou “cec » mais le nombre est beaucoup plus grand que celui des mots, puisqu’il compte TOUS les caractères, c’est-à-dire les lettres, les espaces, la ponctuation…